Opera night in Venice – La Fenice

La Fenice Venice room

La Fenice was the first place I visited in Venice. It happened to be close to my amazing hotel and since I love going to the opera in Paris, it seemed fitting that I start my tour of the city there.

La Fenice a été ma première visite à Venise. Il était proche de mon merveilleux hôtel et j’adore aller à l’opéra à Paris donc ce choix s’est vite imposé.

Venice La Fenice lobby

La Fenice lobby

After finding my way through a maze of bridges and canals, I arrived at the legendary opera house. I paid an additional fee to have the authorization to take pictures during my visit and had to put a sticker on my camera. (Though there was security in the room, I am not sure this rule is really respected.) Visits are done with audioguides with interesting comments on the history of the building.

Après avoir suivi un dédale de ponts et canaux, je suis arrivée au légendaire opéra. En plus de mon billet pour la visite, j’ai dû payer pour avoir l’autorisation de prendre des photos à l’intérieur, signalée par un autocollant sur mon iPhone. (Je ne suis pas sure que cette règle soit réellement respectée, même s’il y avait des gardes dans la salle.) Les visites se font avec un audioguide qui donne des commentaires intéressants sur l’histoire du lieu.

La Fenice room large

La Fenice Venice boxes

Though I found the lobby quite subdued in style, the auditorium literally took my breath away. It made me think of a jewel box with its relatively small size and the ravishing details of the baby blue and gold decorations. I sat in one of the pink velvet seats for a good while to take it all in and admire the ceiling. It was hard to believe that La Fenice (meaning “the phoenix” in Italian) had been rebuilt several times since 1792 due to a history of fires. The last one happened in 1996 and destroyed the theatre completely. It was only in 2003 that La Fenice reopened and truly the interior does not look so recent.

Si l’entrée m’a parue étonnamment sobre, j’ai eu le souffle coupé en entrant dans la salle de spectacle. J’avais l’impression de me trouver dans une boîte à bijoux avec sa taille relativement petite et la richesse des ornements or et bleu clair. Je me suis assise pendant de longues minutes dans l’un des fauteuils de velours rose pour admirer la décoration et le plafond. Toute cette beauté cache une histoire mouvementée : La Fenice (« le phoenix » en italien) a été endommagé plusieurs fois par de graves incendies depuis sa construction en 1792. Le dernier date de 1996 et c’est seulement en 2003 que La Fenice a rouvert ses portes. Il est difficile de croire que la décoration soit si récente quand on y est.

La Fenice ceiling

La Fenice clock

La Fenice Venice seats stage

The set for the performance of La Traviata, the first opera staged at La Fenice when it reopened in 2003 – Les décors de La Traviata, le premier opéra donné à La Fenice lors de sa réouverture en 2003

The Imperial Loggia facing the stage is said to have the best view. It was built for Napoleon when Venice was under French domination. Again, I sat there for a while to observe the rich decoration.

On dit que la loge impériale a la meilleure vue sur la scène. Elle a été construite pour Napoléon alors que Venise était sous domination française. Là aussi, je me suis assise pendant de longues minutes pour observer la richesse de la décoration, comme ces miroirs qui se reflètent à l’infini.

La Fenice Imperial loggia 1

La Fenice Imperial loggia 2

I did not plan on seeing a show at La Fenice. When I prepared my trip, remaining tickets for La Traviata were above 150€ on Internet and then the show appeared to be sold out anyway. I tried my luck at the box office after my visit and it turned out they still had affordable tickets for the opera that very night. I managed to get a 2nd row seat in a side box for 45€ with a pretty good view.

I enjoyed Robert Carsen’s creative and modern staging of La Traviata on top of the beautiful music and singing. A scene that struck me for instance was the 2nd act when Violetta and Alfredo are in the countryside. The curtain opens on a forest with leaves covering the ground and falling from the ceiling; you quickly realize the leaves are actually dollar bills to show how money and appearances corrupt feelings in the plot. In the end, seeing this masterpiece in such a beautiful opera made my trip extra special.

Je n’avais pas prévu de voir un spectacle à La Fenice. Lorsque je préparais mon voyage, il n’y avait plus que des places à 150€ minimum pour La Traviata, puis c’est vite devenu complet de toute façon. Après ma visite, j’ai tenté ma chance au guichet et il se trouve qu’il restait des places aux tarifs abordables pour le soir même. Je me suis offerte une place de 2ème rang dans une loge de côté pour 45€ avec une vue plutôt bonne.

La Traviata mise en scène par Robert Carsen m’a beaucoup plu par sa modernité et sa créativité, en plus de la musique et des performances vocales. Le début de l’acte II m’a frappée par exemple : le rideau s’ouvre sur une forêt avec des feuilles recouvrant le sol et tombant du plafond. On se rend vite compte que les feuilles sont en fait des billets de banque symbolisant la domination de l’argent et des apparences dans l’histoire. Voir cet opéra dans un lieu aussi beau a vraiment contribué à rendre mon séjour spécial, d’autant plus que c’était inattendu.

La Fenice side box 2

La Fenice side box 1

For classical music lovers, Vivaldi’s The Four Seasons are performed regularly in the very church where the composer worked, Santa Maria della Pieta. It is located within walking distance of the Piazza San Marco and tickets cost 25€ (details here). I went to the concert on my 2nd night in Venice and though the acoustics were not perfect, it was still a nice way to end my day in the city.

Si vous aimez la musique classique, les 4 Saisons de Vivaldi sont données en concert dans l’église Santa Maria della Pieta où le compositeur travaillait. Elle est proche de la place Saint-Marc et les billets sont à 25€ (détails ici). J’ai trouvé que l’acoustique n’était pas parfaite mais c’était néanmoins une façon très agréable de terminer ma deuxième journée à Venise.

Andy Warhol Elizabeth Taylor

SFMOMA’s American Icons at the Grand Palais

Andy Warhol Elizabeth Taylor

Ce weekend j’ai visité l’exposition Icônes Américaines au Grand Palais. J’y allais plus par simple curiosité – et pour amortir ma Carte Sésame – que par amour de l’art moderne. Moi qui pourrais passer une journée au Musée d’Orsay, j’avoue être peu sensible à ce courant. Impression confirmée à la vue des premiers tableaux – des bandes arc-en-ciel et un cœur à l’envers – et qui se poursuit au fil des salles. Cette vilaine phrase me revient en tête (« Pfff, moi aussi je serais capable de faire ça. ») Et pourtant, en faisant le tour une seconde fois pour les photos et en lisant le guide bien pédagogique, je me surprends à davantage apprécier les œuvres. Le moderne, un art dont l’appréciation se mérite ? Disons qu’il n’est pas forcément évident tant qu’on ne connaît pas les intentions de l’auteur.

Jusqu’au 22 juin, le Grand Palais accueille les œuvres les plus emblématiques du San Francisco Museum of Modern Art, actuellement en rénovation, et de la collection Fisher. (Les Fisher étant nuls autres que les fondateurs de la marque Gap ! Quand on sait dans quelles conditions sont fabriqués ces vêtements…) L’exposition met en scène le travail des artistes suivants : Carl Andre, Alexander Calder, Chuck Close, Richard Diebenkorn, Dan Flavin, Philip Guston, Donald Judd, Ellsworth Kelly, Sol LeWitt, Roy Lichtenstein, Brice Marden, Agnes Martin, Cy Twombly et Andy Warhol.

Ellsworth Kelly SFMOMA 1

This weekend I saw the exhibition American Icons at the Grand Palais. I went there more out of curiosity than out of love for modern art, and I have to confess I was not impressed by the paintings at first sight. A second round to take pictures and reading the detailed guide convinced me otherwise. Let’s say it’s hard to appreciate this form of art when you are not aware of the artist’s intentions. The exhibition running through June 22nd shows iconic works from the San Francisco Museum of Modern Art which is currently undergoing renovation. The featured artists are Carl Andre, Alexander Calder, Chuck Close, Richard Diebenkorn, Dan Flavin, Philip Guston, Donald Judd, Ellsworth Kelly, Sol LeWitt, Roy Lichtenstein, Brice Marden, Agnes Martin, Cy Twombly and Andy Warhol.

Ellsworth Kelly SFMOMA 2

Ellsworth Kelly

Philip Guston SFMOMA 1 Philip Guston SFMOMA 2 Richard Diebenkorn SFMOMA Donald Judd SFMOMA 1 Donald Judd SFMOMA 2 Donald Judd SFMOMA 3

Donald Judd, Untitled. Notice how the two columns create different impressions even though they are alike in form. The copper one seems light and fluid while the one in steel looks compact and heavy.

Roy Lichtentstein SFMOMA

Roy Lichtentstein. You can read my post about his exhibition at Centre Pompidou here.

Andy Warhol SFMOMA

Andy Warhol’s portraits of two American icons

Dan Flavin SFMOMA

Dan Flavin

Brice Marden SFMOMA My favorite painting of the exhibition by Brice Marden