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ALAÏA at Palais Galliera

Alaia Galliera Paris 5

Today is the last day to catch the Palais Galliera’s ALAÏA, the fashion exhibition of the moment in Paris. 70 pieces of the Tunisian-born designer are on show, retracing his work since the establishment of his brand in 1979.

C’est le dernier jour aujourd’hui pour vous rendre au Palais Galliera et voir ALAÏA, l’exposition mode du moment à Paris. 70 modèles content le parcours du couturier parisien d’origine tunisienne Azzédine Alaïa depuis la création de sa marque en 1979.

Alaia Galliera Paris 1

Housing the Museum of Fashion in Paris, the Palais Galliera reopened its doors in September 2013 for the ALAÏA exhibition after 3 years of extensive renovations. I was expecting a lot from the place after hearing so many positive reviews, and alas I was disappointed. I’m not sure the Palais itself is at fault though; it has more to do with the exhibition’s design. The layout in the first room, which happens to be large and dark, prevents any kind of intimacy and emotion with the visitor. Also, the comments on each piece are detailed and interesting but they are displayed on the floor. When it’s crowded (and that seems to always be the case), it’s hard to read and take the time to look at the clothes at the same time so in the end it makes for a frustrating experience.

Abritant le Musée de la Mode, le Palais Galliera a rouvert ses portes pour l’occasion en septembre 2013 suite à 3 ans de travaux. J’attendais beaucoup de ce lieu après avoir entendu tant de critiques élogieuses… et ce fut la déception. La faute sans doute à la mise en scène de l’exposition. Elle commence dans une grande salle sombre où l’agencement des robes empêche toute intimité et émotion. En plus, les explications pour chaque pièce sont détaillées et intéressantes mais posées à même le sol. Difficile quand il y a du monde de les lire et de prendre le temps de regarder les vêtements, alors à la fin on ne retient pas grand-chose.

Alaia Galliera Paris 4

As I said, this was not love at first sight. The gowns in this wide empty space were disappointing. Where was the sexiness and power I thought every Alaïa-designed item embodied? In fact, I wished I could see these dresses hugging sensual curves like Naomi’s, the designer’s muse, not hanging aimlessly in a cold room. Come to think of it, this might be the point in Alaïa’s style: the woman makes the clothes, and not the other way around. As he said, “I make clothes, the women make fashion…”

Vous l’aurez compris, je n’ai pas eu le coup de foudre pour ces robes Alaïa dans ce grand espace sombre. Présentées seules, elles sont comme vidées de leur sens et on regrette de ne pas les voir portées. On se plait à imaginer les tissus enveloppant des courbes sensuelles. Celles de la féline muse Naomi Campbell par exemple. Mais peut-être est-ce justement là une qualité du style Alaïa : mettre en valeur la femme sans que l’habit ne prenne le dessus. Il dit d’ailleurs « Je fais des vêtements, elle font la mode… »

Alaia Galliera Paris 2

Alaia Galliera Paris 6

Let’s dig deeper: what is the Alaïa style? Tight gowns, so figure-hugging they look like a second skin. Black to bring out the quality of the design, dresses with hoods, leopard, grommets… Comparisons with Madeleine Vionnet for her bias cut. Muses such as Tina Turner, Grace Jones and Rihanna.

Mais qu’est-ce que le style Alaïa justement ? Des robes près du corps, moulantes au point où on jurerait qu’elles ont été créées sur celle qui les portent comme une seconde peau. On voit des thèmes récurrents : le noir pour mettre en valeur la coupe, les robes à capuche, l’imprimé panthère, les œillets… La comparaison avec Madeleine Vionnet pour sa coupe en biais. Des muses : Tina Turner, Grace Jones et plus proche de nous Rihanna.

Alaia Galliera Paris 3

The exhibition mentions several times that Alaïa is special in the sense that he does not organize shows like other brands, or at least not at the same time. Coming out of the Palais, it’s hard to understand why he can afford to do this, remain relatively secretive, and still be popular in the fashion world – and that is where the Musée de la Mode fails. The items on display show an old glory from the 1980s and 1990s with a je ne sais quoi of vulgarity about them.

L’exposition met bien en avant le statut particulier d’Alaïa dans le sens où il ne respecte pas le calendrier traditionnel de la mode avec ses défilés. C’est là justement que le Palais Galliera échoue à nous faire comprendre en quoi ces collections sont si exceptionnelles et pourquoi le couturier peut se permettre ce comportement, jouer la confidentialité, tout en étant vénéré des personnalités de ce milieu. On retient des pièces exposées un style d’une gloire passée, plutôt années 1980-90, parfois avec un je ne sais quoi de vulgaire.

Alaia Musee Art Moderne 1

Alaia Musee Art Moderne 2

You have to walk 5 minutes away to the Musée d’Art Moderne (free access) to truly grasp what Alaïa is all about. The few looks on display in the Matisse Room render a power that is difficult to measure with, highlighted by the softness of the painter’s sensuality. The corseted gown with the large skirt had the same effect on visitors as a piece of art, making them pause and wonder. This reminded me of the beautiful Madame Grès exhibition with the pleats of the dresses echoing the surrounding sculptures in the Musée Bourdelle. This show too was organized by the Musée de la Mode. Maybe they have to take their collections out of the Palais Galliera and confront them with other works of art to light the spark…

Il faut se rendre au Musée d’Art Moderne (accès gratuit) à quelques minutes de là pour se rendre compte de la puissance des vêtements Alaïa. D’autres pièces du couturier sont exposées dans la Salle Matisse et sont mises en valeur avec une harmonie surprenante face à la sensualité du peintre. On découvre une veste imitant la carapace d’un alligator et une robe corsetée à jupe ample, véritable œuvre d’art. Cela rappelle la superbe exposition de Madame Grès dont les plissés des robes intemporelles se mariaient aux sculptures du Musée Bourdelle. A croire que pour nous émouvoir, le Palais Galliera doit montrer ses collections hors les murs…

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Cartier, Le Style et L’Histoire at the Grand Palais

Cartier Grand Palais emerald diamond necklace

When speaking about a highly-respected luxury brand, we French use the word “maison”, which also means “house” or “home”. How can a company qualify for such an honor? Start with an exceptional “savoir-faire”, a unique expertise with the best ateliers and most luxurious materials. Add to this a history rich with tradition, peppered with technical and stylistic milestones all while cultivating relevancy in today’s world. And to finish, sprinkle with glamour: an international influence and affairs with the most beautiful women in the world. Such is the demonstration revealed by Cartier, Le Style et L’Histoire, the exhibition running at the Grand Palais through February 16th.

A quoi reconnait-on une grande maison de luxe ? Un savoir-faire exceptionnel et une inscription dans le temps à la fois patrimonial et actuel. Ajoutez à cela un rayonnement international et des liaisons avec les plus belles femmes du monde pour une dose de rêve. C’est cette brillante démonstration que révèle l’exposition Cartier, Le Style et L’Histoire au Grand Palais jusqu’au 16 février.

Cartier Grand Palais Bijou de corsage

You won’t find any Trinity rings, Love bracelets or other Cartier best-sellers here. The exhibition is all about travelling through the history of the brand, from its foundation in 1847 until the 1970s. It is not Cartier but the museum itself that initiated and organized the project. The 600 pieces on display are all witnesses of their time and the evolution of society, from the tiaras of royalty and socialites to the extravagant jewels of Hollywood stars.

Exit les Trinity, bracelets Love et autres best-sellers. Ici  les 600 pièces exposées datent de la fondation de la maison en 1847 jusque dans les années 1970. Il ne s’agit pas d’une opération de communication de la part de Cartier mais d’une initiative de la Réunion des Musées Nationaux pour observer l’histoire de la maison et l’évolution de son style à travers le temps.

Cartier Grand Palais ruby set

The exhibition starts with the Cartier family which founded the maison and quickly expanded the company overseas. Influences through art and trends are highlighted throughout. For example, Diaghilev’s flamboyant Russian ballets heavily inspired the brand’s style in the early 20th century (as it would for Coco Chanel and Yves Saint Laurent later on). Maharajahs, American socialites, Elizabeth Taylor, Grace Kelly, Wallis Simpson and even Kate Middleton make an appearance. High-jewelry is presented as an art without limits, created to satisfy the wildest desires of the imagination.

On commence par la rencontre avec la famille Cartier pour suivre leurs ambitions à l’international et les inspirations stylistiques des collections selon les époques (Marie-Antoinette, les Ballets russes, l’Extrême-Orient…). On croise des maharadjahs, de riches héritières américaines, Elizabeth Taylor, Grace Kelly, Wallis Simpson et même Kate Middleton devenue duchesse de Cambridge avec le diadème de son mariage. La joaillerie est présentée comme un art sans limites, respectant les plus fous désirs de l’imaginaire. On ressort de cette exposition éblouis par tant de joyaux et de virtuosité dans le savoir-faire.

Cartier Grand Palais blue sapphire

Marie of Romania’s 478-carat blue sapphire (the size of a small egg)

Saphir bleu de Marie de Roumanie : avec ses 478 carats,  il a la taille d’un petit œuf !

Cartier Grand Palais delivery cars

Cartier special delivery cars. I wish one of these would stop in front of my building for me.

J’aimerais bien qu’une de ces voitures de livraison Cartier s’arrête devant mon immeuble.

Cartier Grand Palais tiaras

Cartier Grand Palais tiara 1

Cartier Grand Palais tiara pearls

I was most impressed by the tiaras. They should have added mirrors so I could have seen which one fit me best.

Impressionnants ces diadèmes, non? S’il y avait eu des miroirs pour imaginer les porter, ça aurait été parfait !

Cartier Grand Palais watches

Few people know that Cartier made the wrist-watch popular in the 1900s. They were first designed for aviation pioneers for whom fob watches were not suitable.

Peu de gens savent que c’est Cartier qui a révolutionné l’histoire de la montre. Au début du 20ème siècle la maison a lancé les montres-bracelets, beaucoup plus pratiques que les montres à gousset alors que les loisirs se développaient.   

Cartier Grand Palais arm bracelet

Cartier was a favorite of the Indian upper-class for its ability to mix French classicism with the Indian exotic style. This arm-bracelet was created in 1920 for a rich philanthropist.

Cartier était l’une des marques préférées des Indiens fortunés pour sa capacité à allier le classicisme français au style exotique de l’Inde. Ce bracelet pour bras a été créé en 1920 sur commande pour un philanthrope de ce pays.

Cartier Grand Palais Maharadjah

A highlight of the exhibition is this ceremonial necklace created for the Maharajah of Patiala in 1925. He travelled to Paris on purpose to place his order with his entourage and trunks filled with thousands of precious stones. The piece on display is only a reproduction; the original had nearly 3,000 diamonds.

Autre exemple : cette pièce de cérémonie commandée en 1925 par le Maharadjah de Patiala. Il s’était déplacé exprès à Paris avec son entourage, muni d’une dizaine de milliers de pierres précieuses. Le modèle exposé n’est qu’une reconstitution ; l’original comportait près de 3000 diamants.

Cartier Grand Palais crocodiles

Cartier Grand Palais emerald necklace bracelet

Cartier Grand Palais purple necklace

The panther is the emblem of the house and starred in the brand’s beautiful video advertisement, L’Odyssée de Cartier. The feline was introduced in the jewelry collections in 1948 following a special order from Wallis Simpson, wife to the Duke of Windsor. The spectacles and the brooch below belonged to her.

La panthère est l’emblème de la maison depuis 1914. Rappelez-vous, c’était la star du beau film publicitaire L’Odyssée de Cartier paru en 2012. Le félin est entré dans les collections de joaillerie en 1948 à la demande de Wallis Simpson, la Duchesse de Windsor, a qui appartenait ces deux modèles.

Cartier Grand Palais Duchess Windsor spectacles

Cartier Grand Palais panther Duchess Windsor

It is rare for a brand to have such a rich history and yet be so relevant in today’s luxury industry. Cartier may be 160 years old, it still is the most coveted high-jewelry brand by 20-30 year olds in France. Its collections are timeless and it’s hard to find a magazine that doesn’t include a Cartier ad. I myself have been dreaming of a Trinity ring for ages. And you?

Etre riche d’un tel patrimoine n’empêche pas Cartier d’être bien ancré dans son temps. La maison vieille de plus de 160 ans serait la marque de joaillerie préférée des 20-30 ans en France. Elle séduit par ses modèles intemporels et incontournables dans les médias. Personnellement je rêve depuis des années de posséder une bague Trinity. Et vous ?

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